Mathon Cédric

Psychologue pour adulte
Cédric Mathon, psychologue à Alès

Les troubles du sommeil


En consultation, le psychologue accompagne régulièrement des personnes souffrant d'insomnie. Souvent traitée par la prise de somnifère, l'insomnie doit être prise au sérieux. Ce trouble « commun » du sommeil (30% de la population estime être sujet à l'insomnie) peut être la signature d'autres pathologies plus graves tant sur le plan physique que psychologique (dont la dépression). Il sera donc toujours préférable de consulter son médecin face à une insomnie durable (plus de 2 semaines).

Le sommeil

Le sommeil alterne dans une même nuit une série de cycles plus ou moins longs et composés d'une phase de sommeil lent et de sommeil paradoxal. La première phase est celle du repos réparateur durant lequel le corps ralenti (cf. la respiration plus lente). La seconde, plus agitée, est celle du rêve et de l'intégration cognitive (mémorisation,...).

Durée et qualité du sommeil changent tout au long de la vie en fonction notamment des besoins du corps. Si la mécanique du sommeil s'adapte à nos besoins, elle sera de même victime de nos contraintes. Mécanique de l'habitude, le sommeil sera sensible aux perturbations qui peuvent nous impacter. Il est dès lors normal de connaître des périodes d'insomnies lors d’événements importants (examens, entretien d'embauche,...).

En l'absence de cause identifiée et d'une insomnie persistante, il sera dès lors judicieux de consulter médecin ou psychologue. On parle ainsi généralement de troubles du sommeil passé un délai de 3 semaines. Mais plus que l'insomnie, c'est la répercussion sur votre vie qui doit vous alerter (trouble de l'humeur, de l'attention,...).

Les différentes pathologies

Parmi les troubles du sommeil, l''insomnie est le principal motif de consultation auprès d'un psychologue. Classiquement elle concerne les difficultés à s'endormir au début de nuit. Mais elle peut également survenir au milieu de la nuit ou à la fin de celle-ci.

A l'inverse, les troubles de l'hypersomnie (besoin constant de dormir) ou de narcolepsie (endormissements intempestifs) expriment une souffrance d'un sommeil « envahissant ». Somnambulisme ou jambes sans repos (agitation des pieds ou jambes pendant le sommeil) peuvent également nuire à la qualité du sommeil. Outre ce désagrément, l'apnée du sommeil (arrêt bref de la respiration) peut présenter quelques dangerosité.

Quelles causes ?

Les troubles du sommeil peuvent trouver leurs origines à la fois sur un plan génétique (cf. jambes sans repos), environnemental (changement de matelas, bruit,...) ou contextuel. Stress et anxiété jouent sur ce dernier point un rôle déterminant.

Toutefois, le diagnostic différentiel devra écarter toutes autres causes en l'absence notamment d'un contexte explicatif. Symptôme présent dans de nombreuses pathologie, l'insomnie peut être liée à différentes maladies organiques (problème de thyroïde,...) mais surtout psychologiques. L'insomnie du matin est l'un des marqueur de l'état dépressif.

Quels traitements ?

L'insomnie passagère et « réactionnelle » (stress d'un examen) pourra faire l'objet d'un traitement bref. L'automédication y trouve toute sa place. Bain chaud relaxant et infusions sont bien souvent rassurante et suffisante. En fonction, votre médecin pourra prescrire un traitement bref pour passer le cap.

Face à une insomnie plus persistance, il sera pertinent d’entreprendre une analyse plus poussée pour en comprendre l'origine (stress, difficultés professionnelles,...) . Dans ce cadre, le psychologue pourra vous proposer une aide pour identifier les facteurs de stress notamment et les moyens pour gérer celui-ci. Il reprendra avec vous également les « bonnes » habitudes du sommeil. Rien de bien original en la matière... et toujours d'actualité pour vos enfants ! Ainsi, il insistera sur le respect des rythmes du coucher, de son rituel, de la pratique d'activités favorables (lecture, sport,...) ou plus néfastes (repas trop lourds, boissons stimulantes après 16h,...).

La prise d'un traitement seul est dans ce cas peu pertinente dans la mesure où le contexte n'étant pas forcément changeable, le trouble (stress ou angoisse) risque de se reproduire. En tout état de cause, le patient observera alors les règles de prudence liées à la prise d'un tel traitement (pas d'alcool, ne pas conduire, éviter les levés nocturnes, ne pas modifier le dosage,...). Dans l'idéal, la prise d'un somnifère doit se limiter à 30 jours.

Et la suite ?

Dans la grande majorité des cas, l'insomnie bien « accompagnée » disparaît. Le respect de bonnes habitudes de vie sera déterminant. Une thérapie brève soutenue ou non par une prise de somnifère permettra au patient de trouver des solutions à la situation problèmes (stratégie de changement ou de gestion du stress) mais également de retrouver confiance dans son sommeil.

Persistante, l'insomnie devra faire amener à explorer d'autres sphères (dépression sous-jacente?).





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